Entre porte et portail, prose illuminée et vers rageurs ; flow, douceur, soul, caniveau et édens rêvés, AbdelKader c'est posé.
Du tatami à la tatane, guerrier raffiné, stratège de la syntaxe de la verve et du pied, il use les trottoirs dijonnais, coure les années charriant les voix de ses voisins...
Il égrène sa maturité, diffuse les idées, il est acteur, dialoguiste de l'ère du temps, il aurait des affinités avec le vent…
Le rap, le théâtre, pour faire sa plume et sa voix, le break, la danse pour le corps, il s'est formé au gré du temps et des gens croisés.
Un Klameur qui marie sa parole au silence, il associe jeu et patience, prenant son temps pour dire son urgence...
Placer la musicalité au centre de la parole portée, tout en gardant l'exigence du sens, ouvrir le champ de recherche de création à un maximum de domaines possibles, voila son credo. Une bonne façon de faire la révérence à l'irrévérence.
Du tréfond au très haut, de toits d'immeuble en ville basse, Samy Defosse promène un regard caméra bienveillant sur ses contemporains.
Parfois acide, souvent jazz, cette fine lame déclame ses envolées le sourire enragé, distille un slam mêlant soul et alexandrins. Son imaginaire prend corps sur scène, ou il pique les textes en épéiste confirmé.
Venu du chant, il se glisse entre chanson, funk et Negro Spiritual, s'engage en tant que comédien dans quelques projets, tombe sur un os à ronger « l'a capella » et décide de ne plus en démordre il veut scander.
Raconteur d'histoire, amoureux de la ville et du soir, il vous emmène dans ses narrations, des films courts-métrages tout de mots vêtus.
Manu, des fois Manu alias Manu, des fois M.C., des fois Printemps 2004, des fois auteur, poète, chanteur, lecteur, rappeur, comédien, des fois… parle de gouttières, de lampadaires fanés, de ses cheveux blonds, de phalanges fines et de trottoirs étranges.
De la Compagnie Esquimots au collectif d’auteurs de la revue Némésis, de Dijon à Lyon, il a le walkman et les yeux à la recherche d’une nouvelle urbanité.
