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Casimir et Caroline - Création

Affiche spectacle : Casimir et Caroline - Création
d’après la pièce de Ödön von Horváth
texte français et adaptation Marianne Costa et Leyla-Claire Rabih
mise en scène Leyla-Claire Rabih

PARVIS SAINT-JEAN - du mercredi 21 au vendredi 30 avril

(relâche dim 25, lun 26)

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CAROLINE : … Malheureusement, tout le monde ne peut pas
être comme eux. Il y a des gens mauvais partout.
DURÉAL : Il ne faut pas dire cela Mademoiselle! Les gens
ne sont ni bons ni mauvais. Mais c’est vrai que notre système économique
actuel les contraint à être plus égoïstes que nature, puisque en fin
de compte il faut bien subsister… Vous me comprenez?
CAROLINE : Non.


Ecrite en 1932, la pièce d’Ödön von Horvath décrit la rupture d’un jeune couple sur fond de crise économique et de fête foraine. Revisitant le texte, l’inscrivant dans notre «société du spectacle» d’après la crise financière, le spectacle libère les situations de leurs costumes historiques afin qu’elles nous traversent de toute leur intensité.
Caroline a un emploi, elle aspire à un avenir asuré; Casimir vient d’être licencié.
Catalysant les désirs et les inégalités, la fête précipite les destins :
les personnages se croisent, les couples se déforment et se reforment.

 

A quoi rêvent les jeunes filles (et les jeunes gens) aujourd’hui ? Comment organisent-ils leurs liens ? Qui a le plus à offrir : un chômeur, un salarié ou bien un fonctionnaire? Qu’est-ce qui est le plus attractif : le romantisme amoureux, la sécurité matérielle ou l’illusion d’une célébrité éphémère? Il n’est pas question ici d’idylle, du confort d’un bonheur privé : l’union est un attelage stratégique, pour conquérir ou confirmer une position sociale. Les couples réussissent lorsque l’alliance leur garantit des entrées et des appuis complémentaires. La fête convoque tous les milieux sociaux autour de l’évasion comme des jeux de la séduction. C’est un lieu qui brasse de l’argent et du rêve, où il s’agit d’oublier son quotidien, de conquérir et de consommer, de «délirer». Nuit Blanche ou Fête de la Musique? Discothèque, casino, bar à karaoké?

Ma génération, c’est bien connu, est très méfiante et s’imagine être sans illusions. Dans tous les cas, elle en a considérablement moins que celle qui nous a conduits vers des temps meilleurs. Nous sommes dans l’heureuse position qui nous permet de croire qu’on peut vivre sans illusions. Et cela pourrait être notre unique illusion. Je ne verse pas de larmes sur l’ancienne Autriche-Hongrie. Ce qui est vermoulu doit s’effondrer et si moi-même j’étais vermoulu, je m’effondrerais et je crois que je ne verserais aucune larme.

Horváth

Né en 1901, de père diplomate, à Fiume, ville alors hongroise, Ödön von Horváth suit ses études à Budapest et Vienne avant de choisir l’Allemagne comme pays d’adoption. Ses écrits et ses pièces, comme Légendes de la forêt viennoise ou Casimir et Caroline, l’engagent contre le fascisme. Il reçoit en 1931 le Prix Kleist, mais est obligé de s’exiler en 1933 en Autriche, où il écrit notamment Figaro divorce (1937), et puis de nouveau en France, où il meurt en 1938, foudroyé par un orage sur les Champs-Élysées.

 

france-bleue-bourgogne

 

d’après la pièce de Ödön von Horváth
adaptation Leyla-Claire Rabih et Marianne Costa
mise en scène Leyla-Claire Rabih

 

avec Karim Ammour, Elisabeth Barbazin, Marianne Costa, Thomas Coux Dit Castille, Delphine Horviller, Philippe Journo, Aurélie Namur, Grégoire Tachnakian
avec les musiciens, Jérémie Guillemin, Caroline Schmid, Albin Thomas

 

scénographie et costumes Toto
création musicale Vincent Shrink, création lumière Nicolas Jarry, création vidéo Isabelle Nouzha, direction technique Yves Bouche, assistanat à la mise en scène Emilien Malausséna

 

production Grenier/Neuf, coproduction Théâtre Dijon Bourgogne-CDN, avec le soutien
du réseau Quint’est ,du lycée Stephen Liégeard à Brochon (21) et de l’ARTDAM
Grenier/Neuf est conventionné par la DRAC Bourgogne et reçoit le soutien du Conseil régional
de Bourgogne, de la ville de Dijon et du Conseil général de Côte d’Or

 

production et diffusion Céline Monneret

 


 

PARVIS SAINT-JEAN

Du mercredi 21 au vendredi 30 avril
Mer 21 à 19h30
Jeu 22 à 19h30
Ven 23 à 20h30
Sam 24 à 17h
Mar 27 à 20h30
Mer 28 à 19h30
Jeu 29 à 19h30
Ven 30 à 20h30

(relâche dim 25, lun 26)

DOSSIER D'ACCOMPAGNEMENT

 

RENCONTRE À CHAUD

Jeudi 22 à l’issue de la représentation

RÉPÉTITION OUVERTE

Jeudi 8 avril de 18h à 19h - Parvis Saint-Jean

Casimir et Caroline est le spectacle du projet Traverses
Destinés aux classes de secondes option théâtre de l'académie, Traverses vise à créer la rencontre avec une oeuvre entre élèves, professeurs, comédiens et le TDB. En point d'orgue, tous se retrouvent pour des journées de travail collectif autour de ce spectacle les 9,10 et 11 mars, Parvis Saint-Jean

 

AUTOUR DU SPECTACLE

propos recueillis par Caroline Châtelet

Interview de Leyla-Claire Rabih par Hélène Calba
Radio Cultures Dijon, Arts à la une (14/04/2010)