Quelqu’un qui voyage en moi me traverse. Je suis devenue sa maison.
Dehors, dans le paysage noir à la vache mugissante, quelqu’un prétend exister.
Unica Zürn
En 1965 Unica Zürn entame la rédaction de l’Homme-Jasmin - sous-titré
« Impressions d’une malade mentale » -, récit d’une vie,
une vie intimement liée à la création, la sienne.
Ce qui n’est pas si clair que cela. Unica Zürn travaille sur des frontières,
des limites floues, elle assume totalement et sans réserve la complexité de
son être, comme elle assume également ce qui lui échappe.
Autobiographie, fiction, imaginaire s’imbriquent.
Mais l’Homme-Jasmin est surtout une œuvre littéraire:
un style incomparable, des élans bouleversants de vérité,
un voyage dans les abîmes de l’être, l’aveu d’instants d’extase,
un envol intérieur.
Cinq voix, cinq femmes, sont là pour donner à voir et à entendre
une présence singulière et sublime.

