Le mariage ou la vie
Du réel au fantastique
Deux familles se réunissent pour célébrer le mariage de leurs enfants. Durant la nuit qui précède cette union, le cousin Latshek Bobitshek tente de les réveiller pour leur annoncer la mort de sa mère. Mais cette nouvelle compromettrait la cérémonie et la famille Bobitshek a trop investi dans ce mariage pour l’ajourner. Père, mère, futurs époux et beaux-parents se lancent alors dans une fuite éperdue, prêts à tout pour éviter d’apprendre la nouvelle. D’une situation initiale réaliste, Funérailles d’hiver glisse lentement vers le fan tastique, révélant dans une farce au vitriol l’égoïsme d’une société petite-bourgeoise dominée par les intérêts personnels.
Affaires de désirs
Maëlle Poésy
Convoquer l'imaginaire
La scénographie a été pensée comme « une boîte à jouer », pleine de surprises et de possibles. Elle rappelle à la fois le castelet de marionnettes et le théâtre de tréteaux. C’est un lieu unique où les murs et le sol se confondent, l’espace se renouvelle constamment en fonction des variations du jeu des acteurs, du son et de la lumière. Ce dispositif fait sans cesse appel à la force de l’imaginaire des comédiens et des spectateurs. Il révèle à la fois l’humour féroce et l’importante charge poétique de la pièce, l’une des plus sensibles du répertoire d’Hanokh Levin.
Maëlle Poésy

