Entre tradition et renouvellement des genres, les Fourberies de Maïsara
sont accueillies pour la première fois en France.
Interprété par de jeunes et explosifs comédiens venus de
l’école-studio Dijdor en Ouzbékistan, le spectacle,
une fable intelligente et drôle aux thèmes populaires
mêle théâtre, musique et chant.
Devant s'absenter quelques jours afin de régler des affaires de succession, le berger Tchoupon confie sa jeune épouse Oïkhon à sa tante Maïsara. Mais la beauté d'Oïkhon attise la convoitise des hommes du voisinage. Ainsi, sous couvert de remise du testament à Tchoupon, le notaire, son assistant, et le fils du notaire exigent chacun de leur côté une entrevue avec Oïkhon.
Il faudra toute l'intelligence et l'habileté de Maïsara pour sauver
l'honneur d'Oïkhon et ridiculiser les trois prétendants...
Farce musicale
Très populaire, le thème des Fourberies de Maïsara traverse la littérature, les contes,
légendes et les pièces de théâtre de nombreuses régions d'Asie Centrale.
En Ouzbékistan, la comédie musicale qu'en a tiré le compositeur Doliman Judakov
a permis à la pièce de devenir l'un des plus célèbres opéras du pays. À Dijon,
c'est une adaptation à la croisée des genres que propose Bakhodir Iouldachev.
Le metteur en scène, qui a par ailleurs donné nombre de versions des Fourberies,
qu'elles soient musicales, théâtrales ou ambulantes, continue à en explorer les possibilités.
Là, avec les jeunes interprètes de l’école-studio Dijdor, Iouldachev invente
une pièce exubérante et colorée. Entre opéra-concert, théâtre ambulant
et fable populaire, ces Fourberies de Maïsara mêlent scènes dramatiques
et séquences basées sur des « lapar », un genre traditionnel et folklorique
tissant chansons et dialogues.
L’Ecole-studio « Dijdor »
Dirigée par Bakhodir Iouldachev, l'école-studio Dijdor rassemble de jeunes comédiens
issus de tout l'Ouzbékistan. Dans cet atelier de création, on enseigne
les multiples disciplines du théâtre : maîtrise du jeu de l’acteur, diction,
travail corporel, danse, lumière, son, etc. Le répertoire étudié est vaste et comprend,
outre des classiques du théâtre du XIXe et XXe siècle, des compositions musicales folkloriques et poétiques interprétées par les acteurs de la troupe professionnelle
et les élèves de l’école.

