C’est la faute à la force centrifuge
si nos rêves se collent au plafond,
ou peut-être à la force centripète si nous nous relâchons.
Ils attendent que lui, le Docteur-Dieu, forain affairé
à huiler les rouages d’un monde qui ne tourne
pas rond, les prenne par la main et les guide dans
le chaos mécanique du grand gyrobroyeur.
La bêtise nous joue de mauvais tours. Et ça tourne et tourne
encore. La grande tournante,
le viol collectif de nos pensées. Est-ce la terre qui tourne ou nous qui valsons ? La grande tournette de ferraille
se refait enfin une beauté foraine, embarque le public
sous ses guirlandes naïves et résonne de flon-flons
aigres doux pour espérer des jours meilleurs.
Depuis une vingtaine d’années, les Dromesko
mélangent les univers et les artistes :
musique tzigane, marionnettes,
danse, chant et théâtre.



