Excessive, virtuose et fantasque, cette reine danse autant qu’elle joue la comédie.
Andrea Sitter pratique l’art du grand déménagement mental et physique,
valdingue de Mozart à Nina Hagen, « s’attaque à tout ce qui peut encombrer
une imagination délirante » et en particulier les décombres « d’une culture
expressionniste qui irait d’Otto Dix à Fassbinder, en passant par la dérision,
la parodie wagnérienne, le pas de l’oie, les valses sucrées et l’ours
des forêts bavaroises. » (S. Charlot) Seule en scène, la danseuse
allemande fait passer de l’éclat de rire à l’émotion pure.


