Le Jeu de l'amour et du hasard | TDB - CDN

Le Jeu de l'amour et du hasard

Texte Marivaux

Mise en scène Benoît Lambert

Avec Robert Angebaud, Rosalie Comby*, Etienne Grebot, Edith Mailaender*, Malo Martin*, Antoine Vincenot*
*Comédien(ne)s en contrat de professionnalisation

Assistanat à la mise en scène Raphaël Patout
Scénographie et lumière Antoine Franchet
Son Jean-Marc Bezou
Costumes Violaine L.Chartier
Coiffures et maquillage Marion Bidaut
Régie générale Félix Jobard
Régie lumière Victor Dos Santos
Régie plateau François Douriaux, Géraud Breton
MachinisteJean-Michel Brunetti

Production Théâtre Dijon Bourgogne, CDN
Avec le soutien de Région Bourgogne-Franche-Comté ; FONPEPS ; FIJAD, Fonds d’Insertion pour Jeunes Artistes Dramatiques — DRAC et Région Provence-Alpes-Côte d’Azur

Du Mardi 9 Janvier au Samedi 13 Janvier 2018
01h45

Il y a eu du progrès ! Monsieur Orgon arrange le mariage de sa fille Silvia avec le fils d’un ami, dénommé Dorante, mais il lui laisse tout de même la décision finale, selon que ce prétendant lui plaise ou non. Et lui permet même de l’épier, déguisée en Lisette, sa servante. Mais le vieux, averti que Dorante fera de même sous les traits d’Arlequin son valet, en informe son fils Mario. Mis dans la confidence, on observe comme eux ce drôle et cruel double jeu. Hasardeux ? Les sentiments naissants, si les domestiques rêvent d’ascension sociale, les maîtres paniqués sont vite rassurés : tout est bien qui finit bien et rentre dans l’ordre. L’amour ne peut-il donc transgresser les lois tenaces de la société de classes ? Marivaux, fin observateur de ses pairs, est humaniste, mais non révolutionnaire. En 1730, l’affirmation morale d’une possible égalité des hommes, ruse avec la réalité politique. Après Molière et Musset, Benoît Lambert fait un détour par le XVIIIe siècle pour observer les formes de l’organisation sociale et des rapports de domination. Il confie aux quatre jeunes acteurs en contrat de professionnalisation au TDB – accompagnés d’Etienne Grebot et Robert Angebaud – les premiers rôles de la plus célèbre comédie de Marivaux. Dans une nature factice, entre jardin d’hiver et laboratoire, ils rénovent le marivaudage, ce jeu de séduction qui au-delà du badinage, est aussi l’expression de ce que l’amour provoque au plus profond de soi, comme émotions. Art du langage qui raconte une histoire des affects, une histoire de lutte des classes et des sexes. À ce sujet, on en est où du progrès ?

Dates de représentation

Mardi 09 Janvier 2018
Mercredi 10 Janvier 2018
Jeudi 11 Janvier 2018
Vendredi 12 Janvier 2018
Samedi 13 Janvier 2018

Accès

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  • Salle Jacques Fornier30 rue d'Ahuy
    21000 Dijon