TDB > L'histoire du TDB

L'histoire du théâtre de Bourgogne

Histoire du Théâtre de Bourgogne de 1955 à 1996

par Philippe Poirrier, professeur à l’Université de Bourgogne

Le Nouveau Théâtre de Bourgogne est aujourd'hui à la veille de tourner une page de son histoire. En janvier 1996, Alain Mergnat et sa troupe quittent la scène du Parvis Saint-Jean après avoir assuré l'implantation du Centre dramatique national à Dijon. L'arrivée de Dominique Pitoiset illustre à la fois le rôle joué par « Théâtre en Mai » dans la recomposition du paysage théâtral dijonnais et la prise en compte par les autorités de tutelle de l'émergence d'une nouvelle génération de metteurs en scène.

Quarante ans plus tôt, Jacques Fornier installait sa troupe à Pernand-Vergelesses. Ouvrons le rideau sur le premier acte de cette aventure théâtrale. Son histoire offre l’opportunité de mieux comprendre l’évolution des politiques publiques du théâtre, et d’une manière plus large, l’histoire de la politique culturelle .

ACTE PREMIER : SOUS LE SIGNE DE COPEAU 1955-1960

ACTE II : A LA RECHERCHE D'UNE MAISON DE LA CULTURE

DERNIER ACTE : L'IMPLANTATION DIJONNAISE 1971-1995

Lire la suite

Jacques Fornier et le rêve de la décentralisation de 1953 à 1971

par Colette Godard

Extraits d’un livre inachevé de Colette Godard fondé sur des entretiens avec Jacques Fornier

Jacques Fornier en 1953 / Une troupe part en Bretagne

Après une expérience de deux ans au sein d’une compagnie, Jacques Fornier s’en éloigne, mais il ne renonce pas à l’idée de “travailler ensemble, faire du théâtre, rien que du théâtre, et en vivre”. Avec pour principe de base, que pour le servir, le théâtre, rien ne vaut des comédiens réunis dans la continuité: une troupe. Et que, à Paris, à moins d’appartenir à une riche institution, autant renoncer. Vilar lui-même au TNP, aura du mal à tenir ses acteurs rassemblés.

La décentralisation en revanche, c’est encore du tout nouveau tout beau, ça fait rêver d’aventures. Les politiques s’intéressent, y voient un moyen de s’ancrer chez leurs électeurs. Quand elles sont présentées à Paris, les créations de Jean Dasté à Saint-Etienne, de Maurice Sarrazin à Toulouse, d’Hubert Gignoux alors à Rennes, font événement - du moins auprès du “public averti” “engagé”. Elles imposent en tout cas un répertoire, une forme, des images qui bouleversent des habitudes quasi séculaires.

1955/ le départ pour la Bourgogne : hébergés à Pernand-Vergelesses

La conférence Molière

Les débuts de la Compagnie Jacques Fornier à Beaune

1960 : la troupe permanente

Echec : pas de maison de la culture à Dijon

Jacques Fornier part à Bordeau

Une nouvelle génération, un nouveau théâtre

Mai 68

Jacques Fornier et Francis Jeanson : la maison de la culture de Châlon

Le Noce chez les petits-Bourgeois : la Compagnie Vincent-Jourheuil au T.B.

Jacques Fornier part à Strasbourg

 

Lire la suite